Test du tapis de marche HS-850WP Primo

Test du tapis de marche HS-850WP Primo

Le HS-850WP Primo est un tapis de marche plat, sans barre, qui va de 1 à 8 km/h et se range sous un lit ou un canapé. Après six semaines à l’utiliser sous mon bureau, je le recommande à ceux qui passent leurs journées assis et veulent marcher en travaillant. Si tu cherches à courir vraiment, passe ton chemin : ce n’est pas fait pour ça.

Je bosse en télétravail depuis trois ans, dans un deux-pièces. Mes journées ressemblaient à ça : café, chaise, écran, chaise, déjeuner, chaise. Ma montre affichait souvent moins de 3 000 pas à 18 h. La salle de sport ? J’y suis allée deux mois, puis j’ai lâché. Trop loin, trop d’horaires à caser.


J’ai donc voulu tester l’idée qu’on voit partout : marcher pendant qu’on travaille. Pas un grand tapis de course, je n’ai ni la place ni l’envie d’un engin de 80 kg au milieu du salon. Un tapis de marche plat, qu’on sort le matin et qu’on range le soir.

Pourquoi j’ai hésité avant de me lancer

J’ai tourné autour pendant des mois. Je voyais passer des vidéos de gens qui répondent à leurs mails en marchant, et ça me paraissait un peu gadget. Taper un texte en avançant ? Je n’y croyais pas trop.

Ma vraie crainte, c’était ma voisine du dessous. On s’entend bien, et je n’avais aucune envie de lui imposer un ronron de moteur et des pas toute la journée. Et puis il y avait la place : dans mon salon, qui sert aussi de bureau et de salle à manger, il n’y a pas un mètre carré de libre.

Ce qui m’a décidée, c’est l’épaisseur : 12,5 cm. Mon canapé laisse environ 15 cm en dessous. Je me suis dit qu’au pire, si ça ne me plaisait pas, il finirait sous le canapé et on n’en parlerait plus.

Déballage et premières impressions


Le carton fait presque 1,40 m de long. À deux, on le monte sans problème ; seul, c’est plus sportif, car 25,5 kg, c’est lourd pour beaucoup de gens. Une fois sorti, en revanche, plus besoin de le porter : je soulève un côté de quelques centimètres et je le fais rouler sur ses roulettes de transport.

Aucun montage. Je l’ai sorti du carton, branché, et je marchais cinq minutes plus tard. Seul couac : la télécommande fonctionne avec une pile CR2032 qui n’est pas fournie. J’ai fait mon premier essai avec l’appli FitShow en Bluetooth, le temps d’aller acheter la pile.

Premier constat en montant dessus : la bande n’est qu’à 6,5 cm du sol, on y monte comme sur une marche basse. La surface de marche, 110 × 45 cm, est plus large que ce que j’imaginais. Au bout de dix minutes, je ne regardais plus mes pieds.

Le moteur de 2,5 CV entraîne la bande de 1 à 8 km/h. Aux vitesses de marche, il tourne sans forcer, et on l’entend à peine. L’appareil supporte jusqu’à 120 kg.

L’écran affiche le temps, la distance, les calories et la vitesse. Il est intégré au tapis, donc au niveau du sol : pour le lire, il faut baisser les yeux. Sous le bureau, je ne le regarde presque jamais et je me fie à ma montre.

Dernier détail, qui compte plus que je ne l’aurais cru : le dessus façon bois. Les jours où je le laisse sorti, il ressemble davantage à un meuble bas qu’à un appareil de sport.

Six semaines avec le HS-850WP Primo sous mon bureau

Travailler en marchant : ça marche, mais pas pour tout

Les trois premiers jours, j’ai voulu tout faire en marchant. Mauvaise idée. À 4 km/h, je tapais n’importe quoi et la souris partait dans tous les sens. J’ai fini par trouver mon rythme : 2,5 à 3 km/h pour écrire, un peu plus pour lire ou écouter une réunion.


Aujourd’hui, je marche pendant les mails, les réunions et la lecture de documents. Je m’assois pour les tâches qui demandent de la précision, comme un tableur ou une mise en page. En pratique, ça fait deux à trois heures de marche par jour, découpées en blocs de 30 à 45 minutes.

Petite surprise du premier jour : en descendant du tapis, on a l’impression que le sol bouge encore pendant quelques secondes. C’est normal et ça disparaît au bout de quelques jours.

Les appels Teams et Zoom

C’était ma plus grosse crainte. À vitesse de marche, le moteur produit un léger ronronnement, plus discret qu’un ventilateur de PC portable. Avec un casque à micro antibruit, personne ne m’a jamais fait de remarque. Avec le micro intégré de l’ordinateur, un collègue a un jour demandé si j’étais « dans le train ». Depuis, je garde le casque.

En caméra, en revanche, le léger balancement se voit. Pour les réunions importantes, je ralentis à 1,5-2 km/h, ou je descends.

Les voisins

Je l’ai posé sur un tapis en caoutchouc de 6 mm, et je marche en baskets plutôt qu’en chaussettes. J’ai demandé à ma voisine du dessous au bout de deux semaines : elle n’avait rien remarqué. À 6 km/h et plus, les impacts deviennent audibles, donc je réserve le trot à la fin de journée.

Le rangement

C’est là qu’il est vraiment pratique. Le soir, je le soulève par l’arrière, je le fais rouler sur ses roulettes et je le glisse sous le canapé. Ça prend moins d’une minute. Le salon redevient un salon, et c’est ce qui m’a fait continuer : si j’avais dû l’enjamber tous les soirs, je l’aurais revendu.

Le résultat après six semaines

Test du tapis de marche HS-850WP Primo

Ma moyenne est passée d’environ 3 000 à 9 000-10 000 pas par jour, sans que j’aie l’impression de « faire du sport ». Je ne vais pas te promettre une perte de poids spectaculaire, mais j’ai moins mal au bas du dos en fin de journée, et je suis moins ramollie à 15 h.

Ce qui m’a moins plu (et pourquoi je m’y suis faite)

Courir dessus, c’est limite. J’ai essayé de trottiner à 8 km/h. Ça passe quelques minutes, mais on sent vite qu’on est au bout : avec une bande de 110 cm, il faut rester bien centré. Pour courir, il faut un vrai tapis de course, trois à quatre fois plus lourd et impossible à ranger. Le Primo est fait pour marcher, et c’est justement pour ça qu’il disparaît sous mon canapé.

Pas d’inclinaison. Au début, ça m’a manqué : j’aurais aimé marcher en pente pour transpirer un peu plus. Mais une inclinaison demanderait un châssis plus épais, et adieu les 12,5 cm. Je compense en accélérant sur les dix dernières minutes.

Pas de barre d’appui. Les deux premiers jours, je cherchais instinctivement quelque chose à quoi me tenir. Puis je n’y ai plus pensé. Sous un bureau, de toute façon, c’est le bureau qui sert de repère. Si tu as des problèmes d’équilibre, prends plutôt un modèle avec main courante.

Le poids. Le déplacer dans la pièce ne pose aucun problème avec les roulettes. Le changer d’étage, c’est une autre histoire : mieux vaut être deux.

À qui je le conseillerais

Je le conseillerais sans hésiter à un ami qui travaille assis toute la journée, surtout s’il a un bureau assis-debout, et qui vit dans un appartement où chaque mètre carré compte. Pareil pour quelqu’un qui veut simplement bouger plus, par exemple marcher le soir devant une série sans avoir à sortir.

En revanche, je le déconseillerais à quelqu’un qui veut courir régulièrement, qui a besoin d’une barre pour se tenir, qui cherche à marcher en pente, ou qui pèse plus de 120 kg.

Mon verdict après six semaines

Le Primo a réglé mon problème de départ : je ne passe plus mes journées assise, et il ne m’a pas pris de place dans l’appartement. C’est tout ce que je lui demandais.


Ce que j’ai aimé : prêt à l’emploi en cinq minutes, discret à vitesse de marche, rangé sous le canapé en moins d’une minute, dessus façon bois qui ne fait pas « salle de sport ».

Ce qui m’a moins plu : la pile de la télécommande non fournie, l’écran peu lisible au niveau du sol, l’absence d’inclinaison.

Ce n’est pas un tapis de course au sens classique, et il ne fait pas semblant de l’être. Si tu veux bouger plus sans changer ton emploi du temps, je te le recommande. Si tu veux t’entraîner à courir, regarde plutôt du côté des tapis de course pliables classiques.


Auteur: Loïc Marceau