Gainage latéral – comment réaliser le gainage latéral ? Bienfaits, muscles sollicités

Gainage latéral – comment réaliser le gainage latéral ? Bienfaits, muscles sollicités

Que vous soyez novice ou déjà familier avec la planche latérale, cet exercice isométrique est idéal pour renforcer vos muscles obliques, améliorer votre posture et prévenir les douleurs lombaires. Découvrez les clés pour maîtriser chaque variante en toute sécurité.

Pourquoi intégrer le gainage latéral à notre routine outdoor ?

Quand nous parlons de préparation physique pour le trail, la randonnée, le VTT ou l’escalade, nous pensons spontanément au cardio et aux jambes. Pourtant, le gainage de côté est le maillon qui relie nos appuis au haut du corps. La planche sur le côté, parfois appelée planche côté ou planche oblique, nous permet de transmettre efficacement la force du sol vers les épaules, sans perte d’énergie au niveau du tronc. C’est précisément à cela que sert le gainage, et la planche oblique compte parmi les variantes les plus efficaces.

Dans les activités outdoor, un tronc fort réduit les mouvements parasites, stabilise le bassin et protège la colonne. Nous ressentons les bienfaits du gainage latéral en descente technique, lorsqu’il faut absorber les chocs, mais aussi sur terrain plus roulant, pour garder une foulée fluide malgré la fatigue. Les muscles latéraux du tronc agissent comme une ceinture naturelle qui soutient le dos et limite les torsions excessives. Nous parlons notamment des obliques, du carré des lombes et de nombreux muscles profonds souvent négligés, qui participent à chaque foulée ou changement d’appui.

Le gainage isométrique, qu’il s’agisse du gainage droit classique ou de la planche de côté, augmente notre capacité à résister à une contrainte pendant plusieurs secondes. En pratique, cela se traduit par une meilleure stabilité lors des changements d’appuis rapides, par exemple pour éviter une racine ou un rocher. Lorsqu’on ajoute une composante de rotation, comme dans un gainage oblique dynamique, notre corps se prépare aussi aux mouvements imprévisibles imposés par le terrain et aux déséquilibres répétitifs.

Il est pertinent d’alterner des séances de force globale réalisées, par exemple, avec un banc de musculation, et des séances au poids du corps centrées sur la planche latérale, en version dynamique ou statique. Cette complémentarité nous permet de développer à la fois la puissance musculaire et le contrôle postural. Nous obtenons ainsi un tronc solide, mais aussi endurant, ce qui devient indispensable pour tenir plusieurs heures sur les sentiers, surtout lorsque le terrain se complique.


Pour celles et ceux d’entre nous qui courent ou marchent avec un sac à dos, le gainage sur le côté limite les oscillations du buste et la tension dans les épaules. La sensation d’écrasement au niveau lombaire diminue, car le gainage sur coude ou bras tendus répartit mieux les charges sur l’ensemble du tronc. Même au quotidien, monter des escaliers, porter des sacs de courses ou soulever un enfant devient plus confortable lorsque nous entretenons le gainage latéral de manière régulière.

Planche latérale : muscles sollicités et bienfaits pour un tronc solide

Pour bien comprendre la planche latérale et les muscles sollicités, nous pouvons simplement observer ce qui se passe lors d’un gainage latéral, en version dynamique ou statique. Les principaux acteurs sont les obliques internes et externes, ceux que nous sentons chauffer sur le côté de l’abdomen pendant l’effort. Ils stabilisent le buste, contrôlent les rotations du tronc et freinent les inclinaisons intempestives. En profondeur, le transverse de l’abdomen agit comme une gaine qui rapproche les côtes du bassin et soutient en continu la colonne.

Le carré des lombes, situé de chaque côté de la colonne dans la région lombaire, participe fortement au gainage latéral. Il empêche le bassin de s’affaisser vers le sol pendant la planche sur le côté. Les muscles fessiers, surtout le moyen fessier, stabilisent la hanche et évitent que le genou supérieur parte vers l’avant ou vers l’arrière. Enfin, les muscles de l’épaule et de la ceinture scapulaire maintiennent l’alignement bras-tronc, en particulier lors d’un gainage bras tendus ou d’une planche bras tendu, où l’appui sur le sol devient plus exigeant.

Les bénéfices du gainage costal vont bien au-delà de l’esthétique. En renforçant les obliques et le transverse grâce au gainage des obliques, nous diminuons les contraintes sur les disques intervertébraux. La colonne reste mieux centrée et les mouvements de cisaillement, souvent responsables de douleurs lombaires chez les coureurs et les randonneurs, sont limités. Le gainage de côté agit alors comme une assurance pour le dos dans toutes les activités où la rotation et l’inclinaison se répètent, même sur des distances modestes. Ces différents types de gainage côté muscle aussi bien les obliques que les muscles profonds du tronc, ce qui explique les nombreux gainage latéral bienfaits pour la posture et la stabilité.

Nous pouvons combiner le travail de gainage avec des exercices de renforcement global, comme les élévations latérales pour les épaules ou le lever de jambe latéral, très intéressant pour les hanches. Ce type d’exercices se combine facilement avec des haltères fitness, qui offrent une résistance progressive tout en conservant une grande liberté de mouvement. Les lever de jambe latéral bienfaits se font sentir sur la stabilité des hanches, et nous construisons alors un programme complet, du haut vers le bas du corps, en gardant la stabilité du tronc comme fil conducteur.

Pour celles et ceux d’entre nous qui recherchent davantage de mobilité et de contrôle, le gainage oblique couché constitue une option intéressante. Allongés sur le côté, bassin légèrement tourné, nous activons les muscles latéraux sans mettre trop de charge sur l’épaule. C’est une excellente étape pour ressentir le travail, localiser les obliques et le transverse avant de passer à une planche sur le côté plus exigeante. Le gainage en planche latérale devient alors une progression logique, et non un choc brutal pour les articulations et les tendons.

Nous ne devons pas oublier que les chaînes musculaires fonctionnent ensemble. Un tronc fort mais totalement rigide ne sera pas efficace sur un sentier technique ou en montagne. D’où l’intérêt d’associer gainage latéral sur les genoux pour le contrôle, gainage sur coude pour la stabilité des épaules et variantes plus dynamiques avec rotations ou déplacements du bassin. Nous développons ainsi une stabilité active, utile dans les montées, les descentes et les traversées en dévers, où chaque appui compte.

Comment progresser du niveau débutant aux variantes avancées ?

Le gainage latéral débutant peut se travailler sans matériel, sur une surface confortable comme un tapis de sol. Nous nous allongeons sur le côté, jambes fléchies, coude sous l’épaule, avant-bras perpendiculaire au corps. Le gainage latéral sur les genoux consiste à décoller le bassin du sol pour aligner épaules, hanches et genoux. Nous gardons la nuque longue, le regard dans l’axe du corps et respirons régulièrement sans bloquer la respiration. Tenir entre 20 et 30 secondes par côté constitue déjà un bon point de départ pour ce type de planche latérale.

Lorsque cette version devient plus accessible, nous passons à la planche sur le côté jambes tendues. Nous superposons les pieds ou plaçons le pied supérieur devant l’autre pour plus de stabilité, surtout au début. Cette position de gainage latéral peut ensuite être rendue plus intense grâce à de petits mouvements contrôlés. Par exemple, le gainage jambe levée, où nous soulevons la jambe supérieure de quelques centimètres et la maintenons parallèle au sol, sollicite fortement les fessiers et les abducteurs. Ces groupes musculaires sont essentiels pour stabiliser les appuis sur terrain irrégulier, que ce soit en trail, en rando ou en VTT.

Pour travailler la résistance à la fatigue, nous introduisons progressivement des variantes avec mouvement, comme la planche latérale dynamique. Depuis la position de base, nous descendons légèrement le bassin puis le remontons sans perdre l’alignement épaules-bassin-chevilles. Cette version de gainage oblique dynamique renforce la capacité des muscles latéraux à produire de la force tout en contrôlant l’amplitude. Nous pouvons également ajouter des rotations du buste, en amenant le bras libre sous le tronc puis en le levant vers le ciel, ce qui renforce la coordination et la proprioception, surtout lorsque nous tenons une position gainage latéral dynamique pendant plusieurs répétitions.

Quand la planche de côté devient plus confortable, nous pouvons jouer sur la position des appuis. Le gainage bras tendus sollicite davantage le poignet et l’épaule, alors que le gainage sur coude place plus de charge sur la ceinture scapulaire et le haut du dos. Pour la plupart d’entre nous, alterner ces variantes permet de répartir les contraintes et de trouver la version la plus durablement confortable. Dans tous les cas, nous veillons à conserver un bon alignement, sans laisser la tête tomber ni le bassin s’affaisser vers le sol, même en fin de série.


Du matériel simple peut aussi enrichir la pratique et faire évoluer le gainage latéral. Lorsque nous utilisons un élastique musculation placé autour des chevilles ou au-dessus des genoux, combiné à un lever de jambe latéral, nous intensifions le travail des hanches et des fessiers. La stabilité latérale en est renforcée, avec un impact direct sur les appuis en terrain instable ou boueux. Les élévations latérales de la jambe en position de planche sur le côté deviennent alors un exercice complet pour le bas du corps, sans négliger le tronc. Ce type de gainage planche latérale améliore aussi la conscience du corps dans l’espace.

Pour celles et ceux d’entre nous qui disposent déjà d’un banc de musculation avec poids, il est possible de placer les jambes ou les pieds en appui sur le banc pour créer une inclinaison. Cette position oblige les muscles latéraux et l’ensemble du tronc à travailler davantage pour maintenir l’alignement, surtout lorsque la séance se prolonge. Nous pouvons ainsi moduler le niveau de difficulté sans changer l’exercice de base ni bouleverser la technique. L’essentiel reste de garder une exécution propre, de respirer régulièrement et de progresser étape par étape, en respectant nos sensations.

En résumé, nous pouvons construire une progression cohérente en partant du gainage latéral débutant au sol, genoux fléchis, puis en passant à la planche sur le côté jambes tendues, avant d’ajouter des mouvements dynamiques, des résistances externes ou des inclinaisons. À chaque étape, nous restons attentifs aux sensations, à la qualité de la posture et à la symétrie entre le côté droit et le côté gauche. Un gainage latéral bien conduit devient alors un outil puissant pour renforcer le tronc et profiter pleinement de toutes nos aventures outdoor, quelles que soient la distance ou l’altitude, tout en connaissant précisément les gainage latéral muscles sollicités et la façon dont la planche latérale muscles sollicités contribuent à notre performance.

Auteur: Loïc Marceau